DEPARTAMENTUL DE LIMBI MODERNE APLICATE

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APPEL A CONTRIBUTIONS/ CALL FOR PAPERS, NUMÉRO SPÉCIAL RIELMA

 Appel à contributions

 

Migrations, économies et sociétés : des transferts culturels au « marketing de l’identité »

 

Numéro spécial de la revue RIELMA (Revue Internationale d’Etudes en Langues Modernes Appliquées / International Review of Studies in Applied Modern Languages) Université Babeş-Bolyai (Cluj-Napoca, Roumanie) http://lett.ubbcluj.ro/rielma/

 

 

Coordinateurs : Frédéric Spagnoli (Université de Franche-Comté), Mihaela Toader, Manuela Mihăescu, Alina Pelea (Université Babeş-Bolyai)

 

Les formations de Langues Etrangères Appliquées sont nées en France il y a une quarantaine d’années comme des formations décloisonnées, adaptées aux besoins des entreprises, notamment industrielles, associant plusieurs langues vivantes et des matières d’application (marketing, commerce international etc.). À partir des années 1990, les cursus LEA ont commencé à s’exporter vers d’autres pays, en particulier vers la Roumanie, l’Afrique francophone et le Proche-Orient, ce qui a renforcé leur dimension internationale. Aujourd’hui, des formations de type LEA sont présentes de l’Amérique du Sud à l’Asie et, de ce fait, les étudiants et les diplômés opèrent dans des contextes socio-économiques tous différents les uns des autres.

 

Ces différentes aires géographiques partagent toutefois le fait d’être, chacune avec leurs caractéristiques, profondément influencées par les mouvements migratoires, l’émigration comme l’immigration. Ces mouvements ont engendré de nombreux transferts culturels et de nouvellesrelationsdetravailtantàl’intérieurdesentreprisesqu’auseindupaysouversd’autres partenaires étrangers. Ainsi, les théories et techniques de marketing international et de création d’entreprises font, de plus en plus souvent, référence à l’interculturel et à l’impact de ces transferts. Levieil adage « Lacultureprécèdel’économie »n’ajamais autant sembléd’actualité que dans le contexte de mondialisation de nos jours. Les théoriciens américains de la « glocalisation » et du « think global act local » ont ainsi souligné la nécessité de l’intégration d’une dimension culturelle dans les relations commerciales à l’international. De plus, les différentes stratégies marketing, de communication et publicitaires développées font souvent référence à des modèles liés à d’autres époques historiques, de l’Antiquité jusqu’au XIXème siècle. Par exemple, dans le monde entier, les descendants des 29 millions de migrants italiens de 1870 à 1970 ont contribué à une diffusion d’une culture et de produits italiens qui, au fil du temps, se sont adaptés au pays d’accueil. Cela a donné une représentation imagée de l’Antiquité dans certaines publicités mais aussi à une valeur « identitaire » donnée à certains produits telle que la pizza ou même à une idéalisation de la Mafia à travers une interprétation de certaines séries comme Gomorra. Depuis les années 1980, l’Italie est passée graduellement de pays d’émigration à pays d’immigration et les migrants sont aujourd’hui un rouage essentiel de l’économie italienne et des secteurs porteurs du fameux Made in Italy que sont la mode, l’industrie mécanique et l’agroalimentaire. Le Made in Italy et tous les produits italiens sont

 

 

ainsi importants non seulement comme représentations de la terre des ancêtres mais aussi pour les immigrés qui travaillent dans ces entreprises et après s’en retournent dans leur pays, comme par exemple les Roumains qui ouvrent des restaurants italiens une fois de retour au pays des Daces.

 

L’exemple italien, très représentatif, n’est pas le seul et ces problématiques méritent d’être abordées dans une perspective géographie et temporelle plus large. On pourra étudier ainsi les transferts culturels issus de la migration et comment ces transferts ont conduit à l’apparition de produits que l’on pourrait qualifier d’ethniques comme l’Africa Cola, l’Elsass Cola, le Quick halal. On pourra ainsi étudier comment ces produits ont donné naissance à certaines formes d’entrepreneuriat que l’on pourrait qualifier de « marketing de l’identité ». Il sera intéressant d’étudier de telles problématiques dans d’autres époques, notamment au sein des grands empires à l’économie souvent « mondialisée » à leur échelle. Afin d’appréhender au mieux ces problématiques complexes, nous espérons des contributions venant de disciplines différentes, reflet de l’interdisciplinarité des formations LEA (civilisation, marketing et commerce international, communication interculturelle, traduction…) ainsi que d’espaces culturels et de périodes différentes. À travers ces différentes contributions, l’objectif est de sensibiliser les étudiants de LEA à l’importance des transferts culturels dans les relations commerciales, en particulier entre deux langues et deux cultures différentes.

 

Les propositions de communication d’environ 300 mots sont à envoyer accompagnées d’une courte notice biographique pour le 15 janvier 2019 à l’adresse suivante : migrations.rielma@gmail.com. Les articles complets, de 25000 caractères maximum espaces comprises, devront être transmis pour le 15 juin 2019 au plus tard (cf. calendrier ci-dessous). Les langues de travail sont le français, l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’italien et le portugais.

 

 

 

Calendrier

 

15 janvier 2019 : date limite de réception des propositions;

 

mi-février 2019 : communication de la sélection des propositions;

 

15 juin 2019 : réception des textes;

 

31 juillet 2019 : retour du comité de lecture;

 

15 septembre 2019 : retour final des articles;

 

novembre 2019 : publication du numéro;

 

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Call for articles

 

 

 

Migrations, economy, and societies: from cultural transfers to “identity marketing”

 

 

 

Special issue of RIELMA (Revue Internationale d’Etudes en Langues Modernes Appliquées / International Review of Studies in Applied Modern Languages) Babeş-Bolyai University (Cluj-Napoca, Romania) http://lett.ubbcluj.ro/rielma/

 

 

Editors: Frédéric Spagnoli (University of Franche-Comté), Mihaela Toader, Manuela Mihăescu, Alina Pelea (Babeş-Bolyai University)

 

 

About forty years ago, French universities started to create degrees combining Modern Languages and Business Studies in order to suit the needs of companies, especially industrial ones. These Bachelors and Masters in Applied Modern Languages (“Langues Etrangères Appliquées”) soon became very attractive and, from the 1990s onward, other universities started offering similar degrees, for instance in Romania, in French-speaking Africa and in some Middle East countries such as Lebanon and Egypt. According to the International Association of Applied Modern Languages (AILEA, https://anlea.org/lailea/universites-membres/), LEA degrees are today present in eleven different countries from South America to Asia. From a broader perspective, especially in Northern Europe and in North America, more and more degrees are offering students courses combining Modern Languages and Business Studies. Graduates of such degrees are therefore induced to work in very different socio-economic contexts.

 

Though very different from each other, the geographical areas just mentioned have all beenshapedbymigration,beit emigrationorimmigration,and thishasledtonumerous cultural transfers over time. A new kind of work relations has appeared, especially within multinational companies but also with foreign partners and within different countries. As a consequence, intercultural management and cultural transfers are becoming more and more important in international marketing as well as in entrepreneurship theories and practices. In our era of ongoing globalization, saying that “Culture precedes economy” has never seemed so appropriate and integrating a cultural dimension in international trade relations is essential as mainly underlined by theorists of “glocalisation” and by the many followers of a “think global act local” strategy.

 

It is interesting to note that various marketing, communication, and advertisement strategies of our time are often based on models inspired by other historical eras, from the antiquity to the nineteenth century. For instance, the 29 million Italians that migrated between 1870 and 1970 and their descent have contributed to the dissemination of an Italian culture worldwide, along with so-called Italian products that have been adapted to the host country over time. This has led to an imagined representation of antiquity in advertisements but also to a sense of identity given to certain products such as pizzas or even an idealization of the Mafia

 

 

as seen in TV series such as Gomorra or The Sopranos. Since the 1980s, Italy has gradually become a countryof immigration, whose migrants nowadays playan essential part in the Italian economy, especiallyin the mainstays of the famous Made in Italy economic model, i.e. fashion, machine tools, and food-processing industries. Made in Italy and all these Italian products are therefore of great significance, not only insofar as they represent the ancestral land, but also for immigrants who work in those companies and move back after a while to their country, like for instance Romanians that open Italian restaurants once back in the land of Dacians.

 

The very representative example of Italy is far from being the only one and this issue deserves to be examined from a broader geographical and chronological perspective. We could therefore study cultural transfers resulting from migration and how these transfers have given birth to new products that could be considered ethnic, such as Africa Cola, Elsass Cola and Quick halal. We could therefore look at how these different products have led to a new type of entrepreneurship that could be called “Identity marketing”. It could be interesting to study such issues in other eras, especially by looking at the large empires of the past whose economies can be considered “globalized” on their scale. We expect to receive submissions coming from different fields in order to best grasp those complex issues, as a reflection of the interdisciplinarity of Applied Modern Languages degrees (civilization, marketing and international trade, intercultural communication, translation…) as well as a reflection of different cultural and historical environments. Building on these rich and diverse participations, the objective is to make Modern Languages and Business Studies students more aware of cultural transfers in business relations, in particular when they involved different languages and different cultures.

 

We expect proposals of around 300 words accompanied with a short biographical notice by 15 January 2019 at the following address: migrations.rielma@gmail.com. Complete articles, not to exceed 25,000 characters (circa 4,000 words), should be sent by 15 June 2019 at the latest (see schedule below). Working languages are French, English, German, Italian, Portuguese and Spanish, we therefore accept proposals in all these languages.

 

 

 

 

 

Schedule

 

 

15 January 2019: deadline for proposals submissions

 

Mid-February 2019: announcement of selected proposals

 

15 June 2019: reception of full articles

 

31 July 2019: feedback from the peer-reviewers

 

15 September 2019: final reception of articles

 

November 2019: publication

 

 

Publication de la version en français : le 25 novembre 2018

Actualisation (ajout de la version en anglais): le 4 décembre 2018 



04/12/2018
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